
Dans les secrets du camp pénal de Bouaké Comment Ahéhi et Séka Séka sont traités
Camp Pénal de Bouaké, ce mercredi 3 septembre 2014. Nous voici aux greffes de ce pénitencier voué à la correction et au redressement social de grands criminels. C’est dans cet univers carcéral que sont detenus le commandant Jean-Noël Abehi et Séka Séka Anselme, deux officiers pro-Gbagbo. Centre de redressement de repris de justice par excellence, le camp pénal de Bouaké reçoit des personnalités militaires et politiques. Sur place, de nos investigations, il ressort que tous les détenus du camp pénal dorment sur des matelas et ont droit à trois repas par jour. Mieux, ils ont des menus variés contrairement à leurs camarades détenus d’ailleurs.
Pour en savoir davantage sur les conditions des détenus et surtout des deux détenus les plus célèbres de Bouaké, les commandants Jean-Noël Abéhi et Anselme Séka Séka, nous nous sommes rendus une fois de plus sur les lieux ce mercredi 3 septembre 2014. Comme il fallait s'y attendre, nous n’apprendrons rien de conséquent de l’administration. Le régisseur des lieux oppose une fin de non recevoir à notre requête. Il nous est signifié que pour avoir accès à la prison et rendre visite à un détenu, il nous faut absolument détenir un billet de visite. Lequel billet est obtenu au tribunal d’Abidjan. Derrière le grand portail vert fermé à double tour et remontée de barbelés électrifiés, nous entendons cependant des voies humaines. Certainement des gardes pénitentiaires en train d’échanger entre eux.
De l’extérieur de la prison, sous une fine pluie, nous apercevons des détenus cultivant un jardin potager. Un coup d’œil rapide nous permet de voir dans ledit jardin de la salade, des aubergines, du chou, de l’haricot, de l’arachide, du manioc etc. Il est impossible d’approcher ces « jardiniers » d’un autre genre. « C’est pour leur propre consommation », nous dira un garde pénitentiaire
Profitant d’une minute d’inattention de ses supérieurs, un surveillant nous confie ce qu’il appelle des secrets. « Ce que je vais vous dire est très important, écoutez-moi bien. Savez-vous que Abéhi et Séka Séka vivent mieux ici que vous et moi ? Ecoutez, au petit déjeuner ils ont du café au lait, du fromage, des omelettes et deux gros pains.
Café, omelette, foutou, petit poids, ragout...
A midi, ils ont au menu, du foutou, du riz gras, ou des petits poids ou encore de l’attiéké (semoule de manioc). Le soir, on leur sert de la salade, des petits poids ou du spaghetti. Mieux, leurs repas ne sont pas préparés par des détenus. Ça vient de l’extérieur. Trouvez-vous çà normal pour des détenus ? Sachez qu’il y a ici au camp pénal un congélateur uniquement que pour eux. Pour qu’ils puissent avoir de la sucrerie bien glacée ainsi que de l’eau fraiche. De l’extérieur, des gens qui ne sont au courant de rien racontent autre chose. Moi je me plains parce qu’ils sont mieux traités que nous, je ne suis pas d’accord », a confié notre interlocuteur, le regard grave, sous le sceau de l’anonymat. Vrai ou faux ? Aucune source indépendante n’est venue confirmer ces propos. La question qui revient est de savoir qui met ainsi « au beure » ces détenus accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat. Est-ce l’Etat, c'est-à-dire le gouvernement ou alors les parents ?
Indigné, il poursuit pour dire que si Abéhi et Séka Séka sont traités de la sorte, alors ils exigent la même chose pour eux, les surveillants. Toujours sous la fine pluie, la vingtaine de prisonniers s’attellent à entretenir « le bien » commun. Un espace de plus de 5 ha. Selon des sources pénitentiaires concordantes, aucun détenu du camp pénal de Bouaké ne dort à même le sol ou sur une natte. « Ils ont tous des matelas d’une place. Quant à Abéhi et Séka Séka, ils sont dans leur différente cellule et n’ont pas le même traitement que les autres détenus. Des assertions que nous n’avons pu vérifier auprès de sources indépendantes… Ce sont des traitements de faveur. Savez vous qu’ils se portent très bien ? Quand ils sont arrivés, Abéhi avait effectivement un sérieux problème de santé. Ce sont des sportifs. Le trop grand manque de sport pendant sa détention à la Dst (Direction de la surveillance du territoire), avait fini par le rendre malade.
A leur arrivée à Bouaké, il a été conduit au Centre hospitalier et universitaire (Chu) de la ville pour y être soigné. C’est tout. Depuis, il va comme un charme. Aucun des deux ne porte la barbe » précise notre source avant de poursuivre : «Je sais que pour des raisons de publicité vous n’allez peut-être pas écrire la marque de savon que je vais vous dire. Je vous le dirai quand même. L’ex-patron du groupement d’escadron blindé (Geb) d’Agban, le commandant Jean Noël Abéhi et Anselme Séka Yapo dit Séka Séka, ex-aide de camp de l’ex-première dame Simone Gbagbo se portent très bien et utilisent du savon de luxe pour leur toilette et une patte dentifrice pharmaceutique pour se brosser les dents. C’est ce qui est la vérité au camp pénal de Bouaké.
De grâce, que les gens arrêtent de mentir. Abéhi se porte comme un charme » soutien notre informateur qui croit savoir dur comme fer que « les photos qui circulaient ces derniers temps sur la toile et qui étaient sensées être celle du commandant Abéhi ne sont pas vraies ». Là aussi, nous n’avons pas pu établir la véracité des faits… Nous nous contentons de sa parole… « C’est du faux. Abéhi ne porte pas de barbe et sur cette photo que j’ai vue, il avait la barbe. Peut-être qu’elles ont été prises ailleurs mais ce n’est pas au camp pénal de Bouaké. Ce n’est pas possible. Ils ont droit aux lames rasoirs. En dehors du personnel pénitencier, personne n’a accès à leur secteur. Même pas les gardes pénitentiaires sauf s’ils sont délégués pour une mission bien précise à cet endroit. Ils passent leur temps à lire la bible et à faire du sport».
Abéhi et Séka Séka, ''tuteurs'' des autres détenus
Il ressort, pourtant, de nos investigations sur place, qu’aucun matériel tranchant, y compris des lames rasoirs ne sont admis dans ce pénitencier de haute sécurité. L’information est donc surprenante. De nos renseignements, nous apprenons qu’Anselme Séka Yapo dit Séka Séka et le commandant Jean-Noël Abéhi sont aujourd’hui devenus « tuteurs et pères » des autres détenus. Pour avoir gain de cause face à une situation, nos sources indiquent qu’ils sont obligés de passer par eux quand bien même ils ne sont ni dans le même bâtiment ni dans les mêmes cellules. Pour donner dans les détails, notre source plante le décore. « Il n’y a pas longtemps, trois détenus affectés au camp pénal rendaient la vie difficile à tout le monde. Ils ont voulu se comporter comme Yacou le Chinois à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). Les responsables ont donc pris des décisions draconiennes pour les punir.
Au bout de deux semaines, ils criaient de l’endroit où ils étaient en punition et demandaient à haute voix à Séka Séka de leur venir en aide et de demander pardon pour eux. Voilà ce qu’ils disaient « vieux père Séka Séka, pardon, vient à notre secours. Demande pardon pour nous, on ne va plus recommencer ». De son bâtiment, Séka Séka leur répondait « si vous promettez de ne plus recommencer, je vais demander pardon pour vous. Je vous écoute, promettez le moi. » Et quelque temps après, Séka Séka a effectivement demandé pardon pour eux et leur punition a pris fin. Depuis, Séka Séka et Abéhi sont devenus comme des « tuteurs et pères » des autres détenus. Au camp pénal de Bouaké, il n’y a pas un seul détenu qui manque de respect aux deux célèbres prisonniers. Mieux, ils sont vénérés », soutien encore notre informateur. T.Y est juriste et est en fonction à Bouaké.
L’homme a de nombreuses entrées dans son milieu de prédilection. Selon lui, les deux familles des deux détenus célèbres viennent régulièrement à Bouaké pour leur rendre visite. « Je peux vous assurer que ce sont les médias qui font du bruit pour rien. Que les familles d’Abéhi et de Séka Séka lèvent le petit doigt pour dire qu’ils sont maltraités à Bouaké si cela est vrai. Je sais de quoi je parle. Leur femme comme leurs enfants viennent pratiquement tous les mois leur rendre visite. Vous pensez que s’ils étaient maltraités comme on veut le faire croire, leurs parents allaient se taire là-dessus ? Que les gens arrêtent de raconter n’importe quoi. Demandez aux hommes de Dieu qui sont à Bouaké, ils sont tous au courant de leur conditions de détention.
Quand la justice aura besoin d’eux, ils iront répondre de leurs actes, c’est ce que je peux vous dire », a indiqué maître T.Y. A en croire une voix plus autorisée et renseignée sur la question, le camp pénal de Bouaké n’est plus ce qu’il était bien avant la crise qu’à traversée le pays. Cette voix fait savoir que si les prisonniers sont mieux surveillés, il n’en demeure pas moins que les conditions de détention se sont beaucoup améliorées pour faire place à une prison « cinq étoiles ». « Il y a des prisonniers aujourd’hui qui ne souhaitent plus partir du camp pénal. C’est vrai que les ateliers de coutures et de menuiserie ont été réhabilités mais je crois savoir qu’ils n’ont pas de matériels.
Il va falloir aussi réhabiliter tous les ateliers qui existaient avant la crise de sorte que tous ces détenus, à leur sortie de prison, soient réinsérés dans le tissu social. C’est ce qui pourra arranger la Côte d’Ivoire. En conclusion, il faut donner assez de moyens à cette prison pour préparer la réinsertion des détenus avant leur sortie de prison afin d’éviter qu’ils retombent dans le banditisme une fois libéré », estime notre informateur.
Ladji Abou SANOGO (Région de Gbêkê)
Source Soir info
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