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Election du bureau de la Cei : Les conséquences pour l’ancien parti au pouvoir



La toute première conséquence est la suspension de la participation du principal parti d’opposition aux travaux de la nouvelle Cei. Vendredi, Alain Dogou, issu du Fpi et l’un des deux représentants de l’Alliance des forces démocratiques, avait quitté la salle des travaux, protestant contre le mode de désignation des membres du nouveau bureau. Il est peu certain qu’Alain Dogou retourne siéger à la Cei, puisque comme nous confiait, dimanche, un membre de la direction de son parti, «on a suspendu notre participation» à la Commission.

Une autre conséquence des derniers événements concerne le débat interne au Fpi. Il n’échappe à aucun observateur que la question de la Cei divise au plus haut point les socialistes. Entre partisans du «oui» amenés par Affi N’guessan et défenseurs acharnés du «non», les débats ont été souvent houleux. Le comité central ordinaire du 30 août, où deux pontes du parti ont manqué d’en venir aux mains, en est une éclatante illustration. Les événements de la semaine écoulée pourraient notablement rejaillir sur la configuration des débats au comité central du 13 septembre. C’est que faute de consensus à la réunion du 30 août et eu égard à l’incident ayant opposé deux anciens ministres, les débats avaient été remis au samedi 13 septembre. L’échéance est donc très attendue.

Déjà, les défenseurs d’une non-participation du Fpi à la Cei se sentent ragaillardis. Ils trouvent que la réunion du vendredi 5 septembre, où 5 membres sur 17 ont claqué la porte, est signe que le consensus n’était pas possible et que Affi N’guessan a beau se défendre, il n’aurait pas dû envoyer un représentant du Fpi à la Cei. « On était convaincu que les choses se passeraient ainsi. On ne comprend toujours pas pourquoi il a désigné un représentant du Fpi à la Cei sans se référer au comité central », dit, en privé, un anti-Affi et partisan du boycott de la nouvelle Cei. « Les camarades n’ont pas à se réjouir. La position d’Affi a été claire. Il l’a suffisamment étayée lors de nos réunions. Il a expliqué pourquoi il avait désigné l’un des nôtres pour siéger à la Cei. Et que si le bureau consensuel ne sortait pas, on en tirerait les conséquences », tempère un proche de Pascal Affi N’guessan. D’un point de vue logique, les événements de la Cei devraient rapprocher les deux camps opposés: pro et anti-Affi.

Kisselminan COULIBALY


Source L'inter



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