
Audiences publiques de la CDVR : Ce qui s'est passé, hier. Des auditions fermées à la presse
C'est la salle ''Orchidées'' de cet espace qui a été aménagé pour recevoir les 6 personnes qui devaient être auditionnées hier, et le petit public qui les accompagnait. À la vérité, ces premières audiences n'étaient pas publiques. En effet, outre la forte présence d'éléments de la police et de la gendarmerie nationales et des forces de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) qui filtraient les entrées et les sorties, l'Ivoire Golf club n'a pas fait le plein de ses locaux. Déjà à l'entrée, toutes les personnes qui se présentaient, qu'elles soient journalistes, photo-reporters ou pas, devaient remplir un registre tenu par des éléments armés de la Gendarmerie nationale. Ensuite, leurs téléphones étaient confisqués avant de se voir remettre un badge sur lequel il est inscrit ''public''.
Quand les choses sérieuses commencent et que le président de la Cdvr, Charles Konan Banny, doit prendre la parole pour prononcer un discours d'ouverture, c'est la bagarre à l'entrée de la salle. Tout simplement parce que les journalistes qui voulaient couvrir l'événement, ne semblaient pas autorisés à le faire. Finalement, c'est juste le discours d'ouverture de Charles Konan Banny qu'ils auront. Et plus rien ensuite. Les portes de la salle ''Orchidées'' se sont refermées. Pour que les audiences puissent se tenir à huis-clos. L'ex-Premier ministre a dit comprendre l'impatience des Ivoiriens, tout en saluant leur humilité. « En tant que président de la commission, j'ai compris les impatiences. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », a-t-il indiqué, devant un public médusé.
« Aujourd'hui, nous en sommes à un point capital du processus », a affirmé le président de la Cdvr, soulignant que l'heure est au « pardon et à la vérité ». Charles Konan Banny s'est d'ailleurs présenté comme un « adepte de la vérité et de l'impartialité ». « Nous comptons sur votre compréhension. Je demande expressément à chaque Ivoirien d'aider les victimes, d'aider les présumés auteurs des exactions. C'est par là que nous allons ouvrir le nouveau chemin que nous cherchons pour rebâtir cette terre d'espérance, ce pays de la fraternité. Rien ne sera retenu, rien ne sera caché. Je suis un adepte de la vérité, de l'impartialité. Il n'y aura pas de place pour le mensonge », a promis le patron de la commission chargée de réconcilier les Ivoiriens.
Pour lui, beaucoup de chemin a été parcouru. « La crise a été longue, elle a été dure, pénible, traumatisante », a-t-il dit. Aussi, a-t-il exhorté le peuple de Côte d'Ivoire à « recourir au pardon ». Il a expliqué qu'au cours de ces audiences, beaucoup de personnes seront appelées à « témoigner de leurs douleurs ». « Notre intention est bien de donner l'occasion à ces Ivoiriens, ces compatriotes, de donner un visage à cette notion de victime. Nous avons voulu qu'à travers la télévision et la radio, la nation puisse les écouter pour compatir à leur douleur. Nous avons voulu des moments de solidarité pour comprendre la douleur de ceux à qui la parole sera donnée.
Ces audiences sont publiques, la preuve, certains parmi vous sont là pour représenter les victimes de Côte d'Ivoire », s'est-il exprimé dans une salle où seuls les preneurs d'images et de sons de la Cdvr étaient habilités à manœuvrer. Toutefois, il a relevé que d'autres audiences se feront « en privé pour protéger les victimes ». « Nous sommes à une étape importante de notre histoire. C'est la première fois dans notre histoire que ce processus atteint ce point.
Je compte sur les Ivoiriens pour comprendre que tout ce qui sera fait, le sera pour la nation, pour parfaire la consolidation de la nation. Rien ne sera fait, ne sera ordonné contre qui que ce soit. Il est bon d'indiquer aux Ivoiriens que nous ne sommes pas une cour, nous ne sommes pas juges. Ici, on ne juge pas, ici on écoute, on encourage les uns et les autres à la vérité. On ne condamne pas. On donne l'occasion de partager votre douleur avec vos compatriotes. On offre aux potentiels bourreaux, ici, une deuxième chance de réinsertion dans notre société », a rassuré le président de la Cdvr, sans indiquer le temps que dureront ces audiences.
Hervé KPODION
Source Soir info
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