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Bernard Kini-Komoé présente 30 projets vivriers aux investisseurs italiens pour renforcer la souveraineté alimentaire



Le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini-Komoé, a présenté, mercredi 14 octobre 2026 à Abidjan à des entreprises italiennes, 30 projets d’investissement dans le secteur vivrier dont 13 consacrés à la filière rizicole, en vue de mobiliser les financements et les technologies nécessaires au renforcement de la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire.

Lors d’une table-ronde avec des investisseurs italiens, Kini-Komoé a souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement adaptés aux opérateurs économiques publics et privés, notamment à travers des financements mixtes, afin d’accélérer la modernisation des systèmes de production agricole.

« Notre pays dispose de tous les atouts nécessaires. Ce dont nous avons besoin, ce sont des financements, des technologies appropriées et la modernisation de l’ensemble des facteurs de production », a-t-il déclaré, estimant que cette coopération constitue une opportunité pour réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.

Les 30 projets présentés concernent notamment la mécanisation agricole, l’irrigation, le stockage, la transformation et l’aménagement hydroagricole. Ils devraient bénéficier en priorité aux régions du Nord et de l’Ouest, considérées comme de grandes zones de production rizicole.

Selon le ministre délégué, les investissements envisagés varient en fonction de la nature des projets. Les initiatives relatives aux pièces de rechange sont évaluées entre cinq et six milliards de francs CFA, celles portant sur la mécanisation agricole à environ 40 milliards FCFA et les projets de construction de silos à près de 48 milliards FCFA. Les aménagements hydroagricoles représentent, quant à eux, des investissements estimés à environ 150 milliards FCFA.

L’ambition du gouvernement est de structurer l’ensemble de la chaîne de valeur du riz, depuis la production jusqu’à la commercialisation, en passant par la maîtrise de l’eau, la mécanisation et l’amélioration des capacités de conservation après récolte.

Le choix de l’Italie comme partenaire s’explique notamment par son expérience dans le domaine agricole et son expertise en matière d’équipements, de technologies de production et de solutions agro-industrielles. Le ministre délégué a également rappelé la coopération historique entre les deux pays dans le développement de la riziculture ivoirienne.

L’ambassadrice d’Italie en Côte d’Ivoire, Roberta Di Lecce, a réaffirmé la volonté de son pays d’accompagner la transformation du secteur agricole ivoirien à travers une coopération diplomatique, technique et économique.

Elle a indiqué que la délégation italienne comprend des entreprises spécialisées dans différentes étapes de la chaîne de valeur du riz, de la production au conditionnement, en passant par les équipements et les technologies de transformation.

Le représentant de SACE pour l’Afrique de l’Ouest, Lorenzo Tagliaferri, a, de son côté, expliqué que son institution entend faciliter l’accès aux financements grâce à des mécanismes de garantie destinés à soutenir les exportations italiennes et les investissements en Côte d’Ivoire.

Ces dispositifs pourraient notamment permettre aux entreprises ivoiriennes d’acquérir des machines et des équipements agricoles dans des conditions de paiement adaptées, tandis que des garanties pourraient faciliter l’obtention de financements bancaires pour les projets de plus grande envergure.

(AIP)








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