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Côte d’Ivoire - Bailly Spinto raconte les derniers jours de vie de Johnny Lafleur



«Johnny Lafleur et moi étions des amis. Nous avions une façon particulière de nous saluer qui était différente de celle des autres. Nous ne nous sommes jamais salués main dans la main », a-t-il tenu à préciser, pour souligner leur degré de complicité. Puis, l’artiste à la ’’voix d’or’’ de la musique ivoirienne de poursuivre: « Deux semaines avant son décès, j’ai été lui rendre visite, dans une clinique de la place, à Cocody Dangah, mon épouse et moi. Ce jour-là, il m’a paru très souffrant, c’était vraiment difficile pour lui. Et quand il m’a vu il a commencé à pleurer mais je l’ai rassuré en disant que tout allait bien se passer, ce qui n’a hélas pas été le cas.

Je me souviens que lorsque je suis arrivé, c’est avec beaucoup d’effort qu’il m’a dressé une liste de noms de personnes que je devais rencontrer à son nom, afin que ceux-ci lui viennent en aide car, il était dans une solitude totale. En fait, ses propos n’étaient pas assez cohérents mais, mis bout-à-bout  les mots qu’il dégageait à peine, c’est ainsi qu’on pouvait résumer son appel à l’aide. Il n’était certes pas branché aux appareils mais, il était lié à une sonde et apparemment, il souffrait énormément mais j’ai toujours espéré qu’il s’en sortirait puisque moi-même, il n’y a pas longtemps, j’ai été interné dans la même clinique et pratiquement dans les mêmes conditions que lui, ce qui n’a hélas pas été le cas ».

Et sur cette liste, figuraient l’ancien président du Conseil d’administration du Burida (Bureau ivoirien de droits d’auteurs), Valen Guédé, aujourd’hui dans le conseil de gestion de ladite entreprise,  l’ancien député du Plateau, le quartier des Affaires d’Abidjan, Séa Honoré qui est aujourd’hui l’un des conseillers du président ivoirien Alassane Ouattara, et son frère Laurent . « Je crois qu’il croupissait vraiment sous le poids de la maladie. Et il m’a aussi confié que lors de ma prochaine visite, il me parlerait de l’Unartci (l’Union nationale des artistes de Côte d’Ivoire dirigée par Ken Adamo ; Ndlr).

Je ne sais pas au juste de quoi il voulait me parler mais je ne suis plus retourné et malheureusement, il a rendu l’âme. J’ai fait sa commission à Valen Guédé, mais pas à Séa Honoré que je n’ai pas pu rencontrer. Puis par personne interposé, et comme il était pratiquement seul, je cherchais à rencontrer son frère Laurent lorsque l’irréparable s’est produit », regrette-t-il.  « (…) Ce que je peux retenir de lui ; c’est que c’était un homme joyeux et très populaire qui se battait maintenant pour la sortie d’un  tube qui serait à la dimension de sa popularité ». Ce qui n’a malheureusement pas été le cas pour lui. Que son âme repose en paix !

Claude D, Abidjan


Source Afrikpresse



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