
L’anacarde, une spéculation confrontée au défi de la transformation en Afrique
Les acteurs africains impliqués dans le secteur de l’anacarde réfléchissent depuis, mercredi, sur les mécanismes et facteurs critiques de la transformation de ce produit agricole dont l’intérêt est de plus en plus croissant.
La production mondiale de l’anacarde estimée à plus de 2,5 millions de tonnes de noix brutes en moyenne par an équivaut à 525 000 tonnes d’amandes. Or, cette filière qui fait vivre plusieurs millions de planteurs de par le monde connaît de réelles difficultés de transformation sur le continent.
Pourtant, l’Afrique fournit près de 45% de la production mondiale de noix de cajou, avec une progression moyenne de l’ordre de 5% par an.
Une production assurée par la Côte d’Ivoire avec 500 000 tonnes en 2013, la Guinée Bissau (165 000 tonnes), la Tanzanie (120 000 tonnes), le Nigeria (85 000 tonnes), le Mozambique (60 000 tonnes) et le Ghana (40 000 tonnes).
Selon l’Alliance Africaine du Cajou (ACA) citée par le Premier ministre Duncan, à l’ouverture du SIETTA 2014, près de ‘’deux millions de ménages ruraux vivant dans onze pays d’Afrique assurent cette production qui est exportée principalement sous forme brute (près de 90% de la production), vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil ».
En dépit de résultats encourageants sur le plan agricole, les pays africains, en général, selon le premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan occupent une ‘’place insignifiante dans la transformation de la noix de cajou », derrière les plus grands producteurs comme ‘’l’Inde avec 1 350 000 tonnes de capacité de transformation, le Vietnam avec 550 000 tonnes et le Brésil avec 250 000 tonnes ».
M. Duncan a fait remarquer que les taux de transformation observés dans les principaux pays africains producteurs d’anacarde sont relativement faibles (environ 14,5% en moyenne) en 2014 du fait de ‘’la faiblesse des capacités techniques et technologiques des promoteurs, la faiblesse des capacités managériales des promoteurs locaux… ».
Ce taux est de l’ordre de 6% en Côte d’Ivoire et en Guinée Bissau, 11% au Bénin, 15% en Tanzanie, près de 40% au Ghana et au Nigeria. Pourtant, l’anacarde offre un large éventail de possibilités de transformation dont les amandes fraîches, les amandes rôties et salées, le baume de cajou, l’huile d’amande de cajou, les jus, les fruits séchés et confits, les confitures.
‘’ Le faible taux de transformation de l’anacarde en Afrique se traduit par un manque à gagner considérable en termes de valeur ajoutée pour nos économies, de revenus pour nos populations et de recettes pour les finances publiques » a analysé le chef du gouvernement ivoirien.
Les autorités ivoiriennes font de la transformation des matières premières locales, notamment, l’anacarde, un axe stratégique prioritaire de la politique industrielle adoptée en août 2013 dont l’objectif général est ‘’d’accroître le taux de transformation des noix brutes pour passer de 5,2% en 2013 à 35% en 2016 et à 100% » à l’horizon 2020.
Le SIETTA qui referme ses portes, vendredi, offre une opportunité de relever le défi de la transformation de l’anacarde en Afrique.
Source APA
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