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L’UEMOA évalue la mise en œuvre des réformes en Côte d’Ivoire



Une mission de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) entame, ce mercredi 16 et ce jusqu’au 22 juillet, une mission d’évaluation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de cette institution en Côte d’Ivoire.

Cette évaluation technique prendra en compte deux indicateurs, à savoir le pourcentage des réformes transposées dans les législations nationales et le retard  moyen de mise en œuvre de celles-ci.

Durant trois jours, les experts du ministère ivoirien de l’Économie et des Finances et ceux de l’Uemoa, vont procéder à une évaluation technique des quatre principaux axes des réformes et politiques sectorielles communautaires. Il s’agit de la gouvernance  économique et convergence, du marché commun, des politiques sectorielles et les projets et programmes communautaires.

Le directeur de cabinet de la ministre auprès du Premier ministre chargée de l’Économie et des Finances, Adama Coulibaly, a, au nom de la ministre Kaba Nialé, indiqué que les enjeux de cette évaluation sont énormes. « Il s’agit de préserver l’image de notre pays auprès des institutions de l’Uemoa en tant que pays qui applique le mieux les réformes communautaires », a-t-il  relevé. Il a par  ailleurs précisé que les réformes à mettre en œuvre ne doivent pas être perçues comme une imposition des organes de l’union, car elles sont le fruit de processus participatifs et consensuels des experts des États membres.

En 2012, 54% des réformes institutionnelles ont été appliquées par les États membres de l’Uemoa contre 50% en 2011. 70% des politiques et programmes relevant du cadre macroéconomique, et la promotion du marché commun ont été mis en œuvre. 44% des réformes sectorielles ont été  réalisées  en 2012 contre 21% en 2011. Le taux global (moyenne communautaire) de mise en oeuvre au niveau de l'Uemoa est estimé en 2012 à 60% contre 47% en 2011.

La délégation de la commission de l’Uemoa  est conduite par son représentant résident en Côte d’Ivoire, Cheikh Ndir,  qui a justifié la tenue de cette séance par la lenteur et des insuffisances constatées dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa dans les huit États membres.

Soulignant que les résultats des travaux sont attendus par les plus grandes autorités, M. Ndir a noté que la revue permettra de disposer des documents finaux de synthèse, afin de donner l’impulsion politique nécessaire à l’intégration économique des pays membres de l'institution.

Cette revue qui s’achève le 22 juillet, se décline en trois étapes, à savoir la présente évaluation technique de trois jours sanctionnée par un mémorandum.Une séance de présentation des conclusions du mémorandum à la ministre auprès du Premier ministre chargée de l’Économie et des Finances et le compte-rendu de la revue au Premier ministre ivoirien.

Instituée par l’Acte additionnel des Chefs d’État  et de gouvernement de l’Uemoa du 24 octobre 2013, la revue annuelle  vise à favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de cet espace économique sous- régional regroupant les huit pays ayant en partage le franc Cfa. Cette évaluation technique prend en compte deux indicateurs, en l’occurrence le pourcentage des réformes transposées dans les législations nationales et le retard moyen de leur  mise en œuvre.

Ouattara Ouakaltio

 

 

Source fratmat.info



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