
KIPRE PRÉVIENT: " Il ne faut pas se laisser induire en erreur par les mains obscures qui font croire qu'ils peuvent tourner la page Gbagbo pour se bâtir un destin personnel. "
Mes chers compatriotes, avant tout propos, je voudrais qu’il me soit permis de féliciter les ivoiriens et les africains de la diaspora et principalement les ivoiriens de Belgique pour la part qu’ils ont prise et qu’ils continuent de prendre dans le combat de la restauration de la démocratie en Côte d’Ivoire engagé depuis le 11 avril 2011.
Mes chers compatriotes, au moment où nous nous réunissons ici pour cette cérémonie, à Abidjan, les ivoiriens ploient sous les eaux. C'est pourquoi je voudrais exprimer toute ma solidarité à mes compatriotes qui ont tout perdu et dire mes condoléances à toutes les familles qui ont été endeuillées. Depuis le début de la saison pluvieuse, ce sont 23 ivoiriens qui ont trouvé la mort. Certes personne n’est responsable de la survenance des pluies, mais je m'explique difficilement le fait que le gouvernement Ouattara ne réagisse pas vigoureusement pour limiter les dégâts. Hier, dans les mêmes conditions, le président Gbagbo avait activé le plan ORSEC avec le préfet Sam Etiassé afin de secourir les populations. Aujourd'hui, pendant que les Ivoiriens souffrent et s'endorment chaque nuit avec la peur au ventre, Alassane Ouattara est une fois encore en visité privée en France. Quel est donc ce chef qui abandonne son peuple lorsque celui-ci est dans la détresse? Le président Houphouët Boigny dont il se réclame ne disait-il pas qu'un "capitaine hors de l'eau n'est rien"? Quel est donc ce capitaine que l'on nous a imposé et qui préfère être sur terre plutôt que sur l'eau ? Quel est ce chef qui n'est jamais là où son peuple l'attend ? Pourquoi par simple haine du président Gbagbo, Ouattara a interrompu les travaux du transfert de la capitale Ivoirienne à Yamoussoukro qui avait entre autre pour but de désengorger Abidjan et résoudre ce genre de problèmes ? Il faut rapidement régler le problème des constructions anarchiques à Abidjan mais le plus rapidement reprendre les travaux de Yamoussoukro. C'est une urgence nationale.
Aujourd’hui, je suis heureux de me joindre à vous pour l'investiture de la délégation de l'Union des Nouvelles Générations du Benelux. Cela est d'autant plus important que si hier, nous avons remporté toutes les batailles d'opinion en Côte d'Ivoire, cela n'a pas été le cas en Europe où nos adversaires ont pu nous coller plusieurs étiquettes mensongères. L'on a fait passer les ivoiriens et particulièrement les partisans du président Gbagbo pour des personnes xénophobes, violentes, extrémistes, etc. Votre mission consistera donc à faire la promotion des idéaux de notre parti mais aussi et surtout à sensibiliser les opinions publiques en Europe sur le vrai sens de notre combat qui est une lutte pour la dignité et le droit des peuples Africains à s'autodéterminer. C'est d'ailleurs pourquoi j'accepte d'être en exil et que les retours négociés ne m'intéressent pas.
A propos justement d’exil, j’ai observé tout comme vous les grandes communications autour du retour de certains exilés en Côte d’Ivoire. Mais je veux que vous sachiez qu’en ce qui me concerne, je veux rester digne en exil et faire ma part du combat. J'appelle donc les autres camarades de lutte à refuser de monnayer leur exil, à refuser les compromissions car de notre courage dépendra la suite de notre lutte. J'invite mes camarades en prison à rester dignes à l'instar du président Gbagbo de Korhogo à La Haye . La privation de liberté qu'ils subissent est la preuve que nous devons nous battre pour faire tomber le système qui nous opprime et dont Ouattara n'est qu'une marionnette. Le jour vient où nous les exilés, les prisonniers et tous les autres Ivoiriens, nous nous retrouverons pour fêter notre victoire mais en attendant, il faut tenir et il faut tenir dignement.
C’est du courage et de la dignité qu’il nous faut pour achever ce combat. Car depuis la confirmation des charges contre le président Gbagbo, certains des nôtres sont déboussolés. Je leur dit qu'il n'y a pas de raisons d'être découragés car ceux qui sont en face de nous redoutent plus la tenue d'un procès que le président Gbagbo. Faire un procès à Laurent Gbagbo, c'est de facto faire le procès de ceux qui ont attaqué et endeuillé la Côte d'Ivoire depuis 2002. C'est faire le procès de tous les protagonistes de la crise ivoirienne et notamment de Nicolas Sarkozy et Blaise Compaoré. Il faut que la Cour Pénale Internationale, pour la recherche de la vérité, mette Alassane Ouattara aux arrêts car c’est lui qui a créé les FRCI en 2011 ; il faut que la CPI arrête Soro Guillaume, car c’est bien lui qui a dirigé la rebellion avant que Ouattara la rebaptise FRCI. Nous ne sommes plus à une phase d'enquête puisque Ouattara a lui-même reçu les conclusions de l'enquête de la commission qu'il a créé et celle-ci accuse les FRCI d'avoir été à l'origine de la mort de 750 personnes durant la crise post-électorale. Qui payera pour ses 750 personnes reconnues comme victimes de Ouattara et Soro Guillaume? Y-a-t-il aux yeux de la CPI des morts ou victimes supérieurs aux autres ? Nous disons OUI à un procès pour l'éclatement de la vérité mais NON à un procès afin de perdre le temps à Laurent Gbagbo et aux Ivoiriens en vue d'imposer encore Ouattara au peuple de Côte d'Ivoire.
Pendant qu'on transfère Charles Blé Goudé à la Cpi, qu'on maintient Simone Gbagbo en détention à Odienné et qu'on confirme les charges contre le président Gbagbo, le régime Ouattara nous invite à intégrer la Commission Electorale Indépendante pour les élections de 2015. A l'Union des Nouvelles Générations, nous disons que la CEI n'est pas notre préoccupation. Les élections de 2015 ne sont pas à l'ordre du jour pour le moment car aucune condition n'est réunie. Quel est ce pouvoir qui n'est pas à mesure de garantir la sécurité d'un meeting à Odienné et à Yopougon mais prétend pouvoir assurer la crédibilité d'un scrutin sur toute l'étendue du territoire national? Quel est le meilleur moyen pour le pouvoir de nous montrer qu'il n'a aucune considération pour l'opposition et qu'il ne veut pas d'élection ? Quand n'importe qui peut interdire la tenue de manifestations, ce n'est pas la campagne électorale que nous pourrons faire. Nous nous efforçons de discuter avec des personnes qui elles-mêmes sont conscientes que leur vrai interlocuteur est le président Gbagbo.
Un combat politique s'identifie toujours à une personne et le visage du nôtre est le président Gbagbo. C'est pourquoi je souhaite insister auprès de nos alliés sur le fait que c'est Gbagbo qui nous unit depuis maintenant plusieurs années le socle de notre alliance , le ciment de notre combat commun c est Laurent Gbagbo Dès qu'un des nôtres ne met plus la question de sa libération au centre de ses préoccupations, il brise lui même notre alliance et se ferra rejetter par le peuple ivoirien . Il ne faut pas se laisser induire en erreur par les mains obscures qui font croire à certains qu'ils peuvent tourner la page Gbagbo pour se bâtir un destin personnel. Sans renier l'autonomie propre de chaque structure, nous devons faire le point de notre alliance afin de savoir si nous sommes toujours sur la même longueur d'onde car pour nous la confirmation des charges a la CPI contre le président Laurent Gbagbo n est pas un point marquant la fin de notre combat mais une virgule sur le chemin de la victoire.
Le plus important dans un combat politique n'est pas quand il finit mais comment il finit. Et c'est pourquoi nous disons que le nôtre en tout cas celui dans le quelle nous sommes actuelement doit prendre fin avec un Laurent Gbagbo totalement réhabilité. Le plus important n'est pas avec qui le combat commence mais qui tient jusqu'à la fin car celui qui a trahi la lutte le 11 avril 2011 et celui qui a trahi la lutte le 5 juillet 2014 sont égaux . Dans l'histoire de l'humanité, des peuples ont connu l'exil, la prison et la déportation avant de l'emporter contre l'oppresseur. Si notre combat à nous est une Côte d'Ivoire indépendante, une Cote d'Ivoire où les armes n'imposent plus le gagnant des élections, nous devons accepter de jouer notre partition. Ils ont la montre mais n'ont pas le temps comme aime à le dire le président Gbagbo. Alors notre victoire prochaine dépend de notre détermination et de notre endurance. Il a fallu 27 ans à l'occident pour comprendre que Nelson Mandela qu'ils traitaient de terroriste était celui qu'il fallait pour que l'Afrique du Sud connaisse la réconciliation alors cela prendra le temps qu'il faut mais ils finiront par faire de même avec le président Gbagbo. Ils finiront par admettre qu’Alassane Ouattara était un mauvais casting. Nous avons besoin d'union, nous avons besoin de solidarité mais nous avons surtout besoin d'une vision claire de notre démarche. L'Union des Nouvelles Générations jouera sa partition dans la définition de cette vision.
C’est l’union des persécutés qui fait tomber un système d’injustice. C’est pourquoi nous devons utiliser toutes les formes légales de combat politique pour faire tomber Ouattara. La vérité finira par triompher et Ouattara tombera pour le bonheur du peuple de Côte d’Ivoire afin que la malédiction fuie notre pays. Ouvrez les yeux et vous verrez. Alassane Ouattara n’aime pas les ivoiriens et les ivoiriens ne l’aiment pas.
Ces jours-ci, des gens sont choqués de voir Nicolas Sarkozy, ancien chef d’Etat, faire une garde à vue. Mais je vous rappelle que Laurent Gbagbo est en prison depuis 3 ans pour avoir respecté la Constitution de son pays.
On apprend que François Hollande s’apprête à aller en Côte d’Ivoire le 16 juillet prochain pour une visite. Je voudrais qu’il me soit permis de lui présenter la Côte d’Ivoire qu’il va trouver : le Président de la France va trouver une Côte d’Ivoire ou les étudiants se frottent dans des amphithéâtres repeints à coups de milliards (105 milliards) mais où il est impossible de recevoir des enseignements à cause du matériel didactique défaillant ; une Côte d’Ivoire où les fournisseurs de l’Etat sont obligés de s’immoler pour se faire entendre ; une Côte d’Ivoire ou les chefs de guerre ont été récompensés de leurs crimes de guerre par de hauts postes dans l’administration ; une Côte d’Ivoire où un repeuplement est en train de se faire dans l’ouest du pays par les ressortissants burkinabés ; une Côte d’Ivoire où la sécurité des ivoiriens est devenue une denrée rare ; une Côte d’Ivoire où le chef de l’Etat déclare ouvertement qu’il est au pouvoir pour le bien de la communauté ethnique dont il se réclame ; une Côte d’Ivoire où dans les hôpitaux, les médecins laissent volontairement les patients mourant mourir dans les urgences parce qu’ils n’ont pas d’argent pour payer les premiers soins.
Mes chers compatriotes de la diaspora ivoirienne, je voudrais encore une fois de plus vous renouveler mes encouragements. Le combat dans lequel nous sommes engagés n’est pas une loterie qui ne tarde pas à donner ses résultats. C’est un marathon dont le vainqueur sera celui qui est le plus endurant. Le combat est à sa phase la plus importante qui ouvre la porte à la manifestation de la vérité. Donc baisser les bras maintenant c’est se comporter comme un coureur de fond qui est en pole position et qui abandonne la course à 5 minutes de la fin de la course.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
Je vous remercie !
Source L intelligent d'abidjan
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