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Organisation des élections/ Présidence de la CEI: Vers la reconduction de Youssouf Bakayoko



Le gouvernement a rendu publique la liste de 15 membres de la commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI) sur les 17 prévus. En attendant que le FPI et l’AFD désignent leurs représentants, des indiscrétions font état de la reconduction plus que probable de Youssouf Bakayoko à la tête de l’Institution. Une décision désapprouvée par des organisations de la société civile . L’IA propose ce dossier sur la CEI pour informer davantage les Ivoiriens. La liste des 15 membres sur les 17 prévus de la commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI) est connue depuis le mercredi 9 juillet 2014. Avant que le FPI et l’AFD ne désignent leurs représentants pour les deux postes restant à pouvoir, le portrait du nouveau président de la CEI se dessine. Il s’agit au risque de nous tromper de Youssouf Bakayoko, qui a de fortes chances d’être reconduit à la tête de la CEI. Il a été désigné comme le représentant du PDCI au sein de la Commission centrale de l’institution électorale. Et le parti sexagénaire ne ménagera aucun effort pour mener un véritable lobbying, en vue de sa reconduction. D’ailleurs, le chef de l’Etat et le président Henri Konan Bédié semblent être sur la même longueur d’onde, en ce qui concerne le choix de Youssouf Bakayoko si l’on considère les propos tenus par le président Alassane Ouattara au sortir du tête-à-tête qu’il a eu le mardi 15 juillet 2014 avec son ainé Henri Konan Bédié. « C’est ce que nous appelons les questions de politique intérieure. Nous avons une totale convergence de vues », avait déclaré Alassane Ouattara qui répondait ainsi à une question relative à la CEI. Le secrétaire exécutif du PDCI avait lors d’une conférence de presse, félicité Youssouf Bakayoko et son équipe pour le travail abattu dans la tenue des élections présidentielles de 2010. « La crise survenue en 2010 n’est pas le fait de la CEI, mais du refus d’une personne d’accepter sa défaite », avait souligné Maurice Kacou Guikahué. Toutefois des observateurs de la vie politique ivoirienne et des organisations de la société civile ne sont pas d’accord avec cette option. Ils estiment que la présidence de la CEI ne doit pas être confiée à Youssouf Bakayoko qui est membre du RHDP. Ceuxci pensent également que le choix d’un politique à la tête de la CEI est de nature à embraser la cohésion sociale et ils préfèrent voir confier la présidence de la CEI à une personnalité issue de la société civile. D’ailleurs, l’Alliance des Forces démocratiques (AFD) dont font partie notamment le FPI et le PIT avait, pour sa part, exigé la présidence de la CEI . « Avec le mode de décision qui est la majorité simple, le pouvoir est assuré de remporter tous les sièges du bureau central et d’imposer ses vues dans toutes les délibérations, réduisant la présence de l’opposition à une simple fonction d’accompagnement d’observateur, pis de spectateurs. Afin de corriger ce déséquilibre, l’opposition a proposé qu’à défaut d’un amendement de la loi, la mise en place du bureau de la CEI fasse l’objet de négociations, de consensus et que lui soit attribuée à elle la présidence de la CEI, une vice-présidence sur 3, un secrétariat permanent sur 2. Sur cette question, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a marqué des réserves. Il avait fait comprendre que la décision relevait de sa hiérarchie. L’Alliance reste dans l’attente de ces négociations pour faire connaître ses représentants », avait déclaré le président du PIT Aka Ahizi au cours d’une conférence de presse.

Abdoulaye Touré

 

 

Source l'intelligent d'abidjan



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