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Crise Ivoirienne : Gbagbo fait des révélations sur Banny - Comment l'ex-Premier ministre l'a piégé



Dans le chapitre 14 qui décrit ''un traquenard préparé de longue date', le président Gbagbo, à la page 131, dévoile le rôle ''suspect'' joué par M. Banny, alors Premier ministre, sur la préparation des élections en Côte d'Ivoire, avec notamment la signature du contrat avec la Sagem, une société du groupe Safran en qualité d'opérateur technique pour les opérations d'identification des populations. Pour Gbagbo, toutes les opérations préparant les élections, par exemple, le recensement, l'établissement des cartes d'électeur, la mise en oeuvre des opérations électorales proprement dites, devaient être confiées à l'Institut national de la statistique, l'Ins, comme c'était jusque-là le cas. Or, cela n'a pas été le cas.

«Les Français ont mis la main, à mon insu, sur toutes les opéra­tions de préparation des élections, par le biais de la Sagem, une société du groupe Safran. Je n'ai personnellement jamais été inter­rogé ni n'ai autorisé de contrat avec cette société. Charles Konan Banny, qui venait de devenir Premier ministre d'un gouvernement ''d'union nationale'', l'a fait dans mon dos. Quand je m'en suis aperçu, il était trop tard, Konan Banny avait commencé à payer», a révélé Gbagbo dans son livre. Konan Banny a été nommé Premier ministre ivoirien le 4 décembre 2005. Il a passé 1 an, 3 mois et 25 jours avant de quitter la Primature le 29 mars 2007. C'est au lendemain de la nomination de Charles Konan Banny au poste de Premier ministre que la Côte d'Ivoire a lancé un appel d'offres international pour sélectionner l'opérateur technique qui aura la charge l'identification et l'enrôlement des électeurs.

Opposé au belge Zetes, qui s'est occupé de l'identification en République démocratique du Congo, et à son partenaire Gemalto, le leader européen de la carte à puce, Sagem a raflé la mise le 29 janvier. Elle s'est appuyée sur l'homme d'affaires malien Sidi Mohamed Kagnassi, qui, malgré ses ''déboires'' dans le coton et dans la banque, a gardé ses entrées auprès de toute la classe politique ivoirienne. «Qu'est-ce qu'il fallait faire?», s'est interrogé Laurent Gbagbo par la suite, avant d'ajouter: «Si je déclenchais la bagarre, on allait dire: Gbagbo a peur d'aller aux élections... La filiale de la Sagem en Côte d'ivoire ...

 

 

Source educarriere



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