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Front populaire ivoirien: Le ballet des pions et les fossoyeurs sournois du peuple



Le Masque ne tient plus. Il est même tombé, dirait-on. Entre ceux qui cultivent la posture d’opportunistes professionnels et qui ne résistent pas aux épreuves lorsque celles-ci se font dures et ceux qui sont guidés par la force de convictions, quels sont ceux qui l’emporteront dans cette Côte d’Ivoire où il faudra se serrer les coudes pour conquérir des espaces qui garantissent le minimum, pour une vie décente aux populations ? Si nous pouvons concevoir que des ambitions – parce que humaines – s’expriment, il est malsain que la promotion personnelle, qui s’affirme comme un intérêt particulier, aille à contre-courant de la bataille pour l’intérêt collectif.

L’histoire récente nous a montré que parce que des camarades étaient préoccupés par des enjeux accessoires, s’ils n’étaient pas parfois mesquins. Pour cela, nombreux sont ceux qui – alors qu’ils détenaient des leviers de décision – n’ont pas travaillé à contenir la rébellion alors que sa tentative de déstabiliser le pays et sa ruse ostensible à ne pas désarmer étaient manifestes. A cause des erreurs parfois collectives, parfois individuelles dont nous connaissons les conséquences, nous devons gagner en vigilance car des postures de félons doivent être mises hors d’état de nous nuire une autre fois
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Des agissements de camarades nous interpellent sérieusement. Sont-ils dans une dynamique de consommer définitivement la logique de la co-signature des accords de Marcoussis ? Celle qui est à la base de la posture de prédation du pays ? Si tel est le cas, il nous faut acter le décret qui indique la ligne de démarcation entre ceux qui luttent pour le bien-être du peuple et ceux qui veulent accompagner la logique de prédation du pays en échange de postes et/ou d’avantages matériels. Il nous semble que la période actuelle devrait servir à constituer la base de la culture de « l’Ivoirien nouveau ». Pourquoi des camarades peuvent faire semblant de lutter avec nous alors qu’ils sont prêts à plier quand ils n’ont plus leurs facilités d’antan ?

L’entrée dans le gouvernement de Ouattara, par la volonté de certains camarades a fait couler beaucoup d’encre. D’abord sous la présidence de Miaka, cette question a alimenté de vifs débats. La pression de la base a été entendue par le sommet et cette direction a coupé court aux rumeurs en prenant une position ferme de refus. La base en a été rassurée.
Après la sortie d’Affi N’guessan et d’autres camarades de prison, le débat a ressurgi. A leurs rencontres avec les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, ils ont été persuadés qu’il faut entrer dans le gouvernement pour avoir une prise sur les élections et participer à la vie politique en étant acteurs de gouvernance. Nous dénoncions en interne l’envie de camarades qui voulaient entrer dans le gouvernement de Ouattara. Cette entrée s’est même faite imminente un temps quand les camarades concernés ont replié.

Que ce soit dans un cas comme dans l’autre, on oublie les convictions – si tant est qu’elle reste ferme chez des camarades – pour manifester de la vengeance. En fait, certains camarades pensent qu’ils devraient éternellement être à des commandes (ministres ; hauts fonctionnaires ; …). Quand cette envie n’a pas été satisfaite à la réélection de Laurent Gbagbo en 2010, des rancoeurs, des ressentiments, des aigreurs et des rancunes sont nées qui continuent de se ruminer froidement.

 

Source connectionivoirienne.net



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