
Convoqué à la Cellule sépciale d'enquête, hier : Ce qui est reproché à Akoun Laurent
Le 4ème vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi) chargé de la vie du parti, contacté par téléphone, a affirmé s'être présenté à cette convocation avec son avocat, Me Félix Bobré . C'est ce dernier d'ailleurs, qui nous donnera, également au téléphone, plus amples informations sur cette affaire. « Il ne s'est rien passé. On s'est juste présenté et ils ont procédé à quelques vérifications », a fait savoir l'avocat. Répondant à l'une de nos préoccupations, il a affirmé que cette convocation est « supposée être une nouvelle affaire à partir du moment où on s'est présenté devant le juge d'instruction », précisément celui du 10 ème cabinet. Me Félix Bobré de souligner qu'il pèse sur le baron du Fpi, les accusations d'« attentat contre la sûreté nationale » et de « complot » contre l'Etat. Akoun Laurent est retourné chez lui en attendant la suite de cet autre ennui judiciaire.
L'ex-Secrétaire général et Porte-parole du Fpi, faut-il le rappeler, n'est pas à sa première confrontation avec la Justice depuis la chute du régime Gbagbo. Il avait été condamné, le vendredi 31 août 2012, à six mois de prison ferme pour « trouble à l'ordre public », assortis d’un an de privation de droits civiques et d’un an d’interdiction de séjour sur tout le territoire ivoirien en dehors de son village natal, Memni. M. Akoun avait été arrêté, le dimanche 26 août 2012, par des gendarmes, alors qu'il était en tournée politique à Adzopé.
Au procès, pendant quatre heures, les débats ont fait rage. « C'est une déception. On a compris tout le long des questions posées par le parquet, que c'est un verdict politique », avait dénoncé Me Toussaint Zahui Dako, l'un des avocats d'Akoun Laurent, annonçant que la défense comptait faire appel. Le procureur Allah Kouadio, lui, avait requis 5 ans de prison pour les propos que l'opposant avait tenus pendant une réunion avec des militants de son parti. « Ces propos, accusant le président Alassane Ouattara de mentir et d'avoir voulu tuer Gbagbo, poussent à la révolte et sont de nature à menacer l'ordre public et à créer des troubles politiques graves», avait lancé le procureur, fustigeant un appel à l'insurrection.
Malgré l'appel de sa défense, il a purgé sa peine de six mois à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Et, quand il a été libéré, il n'a pu se rendre, le samedi 23 novembre 2013, en France. Les autorités ivoiriennes avaient indiqué qu'il est interdit de sortie du territoire du 28 février 2013 au 28 février 2014, suite à sa condamnation du 31 août 2012. Le Fpi, par la voix de Bamba Franck Mamadou, avait dénoncé un «harcèlement politique» du pouvoir Ouattara contre l'opposition.
Bien avant, l'ex-député d'Alepé avait été arrêté, jeudi 8 mars 2012, par la Direction de la surveillance du territoire (Dst) à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan-Port-Bouët de son retour du Ghana. Il avait été libéré plus tard.
SYLLA Arouna
Source Soir info
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