
Valentin Kouassi (JPDCI urbaine) : « L’intention qui motive ceux qui veulent la limitation d’âge n’est pas bonne »
J’avoue que nous sommes au-delà de nos attentes vu le succès de ces assises. Donc nous sommes satisfaits du bilan. Nous sommes heureux du déroulement de cette activité à Bongouanou. Les jeunes sont repartis très satisfaits après tout ce qu’ils ont acquis comme connaissance.
Le thème retenu pour ce séminaire vous a amené à faire une rétrospective sur les évènements de 2020. Qu’est-ce qui a motivé le choix de ce thème ?
Souvent la jeunesse du Pdci est pointée du doigt de n’avoir pas fait certaines choses. Alors que chaque chose se fait en son temps. Lors de la crise électorale de 2020, la jeunesse du Grand-centre a payé un lourd tribut de cette crise. Des jeunes ont été atrocement abattus à Bongouanou, M’batto et Daoukro parce qu’ils se sont opposés à la violation de la Constitution. Le Grand-centre, si on peut le dire ainsi, a été le théâtre de violence au cours de cette crise électorale. Avant de reprendre les activités, il faut aller auprès de cette base, les requinquer, les soutenir, faire le point de tout ce qui s’est passé afin de nous projeter. C’est en cela que réside le choix du thème et du lieu qui a abrité cette rencontre.
Quelles sont les grandes recommandations qui ont sanctionné ces assises ?
Le Pdci est organisé en zones. Sur le territoire national, nous avons six grandes zones. La Jpdci, dans sa dynamique de formation et d’encadrement de sa base, avait engagé des séminaires et des ateliers. En ce sens que nous avons fait la zone Sud Adzopé en 2018, la zone Nord à Séguéla en 2017 également. En 2019, cette dynamique de remobilisation que nous avons lancée à travers ces séminaires a été freinée par mon arrestation, après un meeting que nous avons tenu à Adzopé. Suite à cela, j’avais été interdit de toute activité publique pendant un an. Et cela nous a amené en 2020, avec la période électorale. Cette situation n’a pas permis la poursuite de cette série de séminaires dans des zones comme le Grand-Centre, l’Est, le Centre Ouest (zone Zadi) et l’Ouest montagneux. Nous reprenons ce projet à partir du Grand Centre. Nous avons donc demandé aux coordonnateurs qui ont pris part à cette formation de faire la restitution dans leurs différentes régions.
La mission de la Jpdci, c’était l’élection présidentielle de 2020. Elle n’a pas été possible. Il y a des défis de 2025 qui pointent de nouveau à l’horizon. Est-ce que vous réorientez désormais votre objectif sur ce cap ?
Tant qu’on continue de marcher, on continue de balancer les bras, dit l’adage. Comme 2025 est une échéance future et dans l’attente du Congrès qui se tient l’année prochaine pour le renouvellement des structures, nous continuons à travailler dans la dynamique de la reconquête du pouvoir. 2025 est donc à l’ordre du jour, sur notre agenda et nous y travaillions. C’est pourquoi nous sommes en train de faire cette revue de troupe en armant nos amis d’arguments à travers ces formations pour qu’ils soient aguerris sur le terrain.
Il y a un débat qui alimente les échanges sur l’échiquier politique. Il s’agit du passage de flambeau à la nouvelle génération en 2025. Comment appréhendez-vous ce débat ?
Moi, je pense d’emblée que le leadership ne se décrète pas. On ne peut demander à des aînés de nous céder un fauteuil. Il faut plutôt travailler sur le terrain. Nul n’ignore les difficultés que la jeunesse et même les militants traversent. Le terrain, le président Bédié saura apprécier l’homme du terrain. On n’a pas besoin de signer un arrêt de mort pour ceux qui existent. On ne peut voter une loi qui vise principalement des individus. Cela ne fait même pas partie du principe de la vie. La loi a trois caractéristiques.
Elle est impersonnelle, générale et intemporelle. Si on commence à élaborer une loi qui ne tient pas compte de ces trois principes, cette loi n’est pas source de stabilité. Nous sommes jeunes et nous ne pouvons pas dire que la jeunesse ne doit pas prendre ses responsabilités. Mais que font ces jeunes cadres qui veulent diriger face aux difficultés des militants ? Le président Bédié est le guide de tous. Et s’il voit qu’un de ses enfants est dans la dynamique de pouvoir assurer la continuité, le président Bédié n’hésitera pas.
Pour vous, quel doit être le portrait robot de celui que vous voudriez voir au devant de la scène en 2025 ?
Il faut un porteur de projet, naturellement le projet du Pdci. Mais celui qui veut diriger a sa vision qu’on intègre dans la vision du parti. Il faut un homme rassembleur, généreux dans l’action et dans les actes.
Vous n’avez pas peur que ce débat crée un conflit de générations avant 2025 ?
Nous sommes un parti démocratique. S’il y a mille candidats, on ira dans le contexte où le président Bédié avisera face à la situation et verra qui sera le porte flambeau du Pdci-Rda. Il faut déconseiller à tous nos aînés qui tiennent des discours tendant à éliminer une génération d’éviter cela, car ce n’est pas la bonne méthode.
Il y a un projet de loi qui serait en élaboration pour, dit-on, plafonner l’âge de la présidentielle à 75 ans. Quel est votre regard sur ce projet de loi ?
Ce plafonnage existait dans la Constitution jusqu’en 2016. Et cela a été enlevé en 2016 en argumentant que c’était la meilleure Constitution. Pourquoi aujourd’hui, on remet sur la table ce problème de limitation d’âge ? Ou bien des gens craignent que le président Bédié soit candidat ? Il ne faut pas préparer une loi contre un individu. On peut plutôt préparer une loi contre une situation (…) Ce n’est pas le fait de vouloir limiter l’âge qui est mon problème, mais c’est l’intention qui accompagne qui n’est pas bonne.
Que répondez-vous à ceux qui estiment que l’on ne sent pas l’action des jeunes du Pdci sur le terrain ?
Ce sont les opinions des gens et cela engage ceux qui les tiennent. Mais la réalité, c’est que le contexte qui a prévalu pendant notre mandature n’est pas un contexte forcement favorable à l’exécution des activités des jeunes. Vous êtes sans ignorer que plusieurs jeunes du Pdci ont été arrêtés durant notre mandature. Moi-même, j’ai été arrêté et interdit de parole et d’activité pendant une année. Ce qu’il ne faut pas occulter, c’est que le Pdci avait une jeunesse efficace sur le terrain qui noyait la jeunesse du Rhdp.
C’est pourquoi le pouvoir a cherché à l’éteindre à travers les arrestations. D’ailleurs, plusieurs médias même à l’international l’ont souligné. Ceci, pour dire que les gens peuvent faire des jugements de valeur, mais la réalité est tout autre. Nous étions en train d’accomplir notre mission pour laquelle nous avons été élus et nous continuons de travailler sur le terrain. On peut nous critiquer, mais il ne faut pas oublier que la jeunesse du Pdci rencontre beaucoup de difficultés en termes de moyens pour fonctionner.
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