
Conseil régional de Gbêkê : La prorogation de la mise sous tutelle dévoile le complot contre Mangoua et le PDCI
Le ministère de l’Intérieur et de la sécurité justifie sa décision par le fait que « les dissensions graves au sein du Conseil régional de Gbêkê mettent en péril le fonctionnement normal et la gestion de cette entité décentralisée ». Et pourtant le vendredi 22 octobre dernier, le président Mangoua Jacques (président du Conseil régional de Gbêkê) et sa vice-présidente en conflit, ont fait la paix à l’initiative du président Henri Konan Bédié. « La paix est revenue. Le président Henri Konan Bédié a demandé à tous les conseillers d’assister désormais aux réunions du Conseil », a même affirmé le président Mangoua Jacques.
D’où vient-il encore que la tutelle parle toujours de « dissensions graves au sein du Conseil » ? Le Rhdp ne prépare-t-il pas un complot contre le Pdci-Rda en vue de s’installer dans le Gbêkê ? Le Nouveau Réveil, dans son édition du lundi 25 octobre 2021, avait mis la puce à l’oreille du parti de Bédié sur ce qui se prépare contre Mangoua Jacques. Après le 12 janvier 2022, date à laquelle la mission de la délégation spéciale prend définitivement fin, que va-t-il donc se passer ? Les articles 42 et 43 de la loi n°2012-1128 du 13 décembre 2012 portant organisation des collectivités territoriales pourraient être utilisés comme prétexte pour justifier ce dessein vu ce que mijote déjà le Rhdp.
Ces articles stipulent que : « En cas de dissension grave au sein des Conseils mettant en péril le fonctionnement normal et la gestion des collectivités territoriales, l’autorité de tutelle œuvre à l’aplanissement de la dissension. En cas d’échec, le ministre en charge des Collectivités territoriales en rend compte par une communication en Conseil des ministres qui l’autorise éventuellement à suspendre par arrêté le Conseil concerné (…) lorsqu’un Conseil a été dissous ou suspendu ou que son élection n’a pas eu lieu ou a été annulée, une Délégation spéciale est nommée par l’autorité de tutelle dans les quinze jours qui suivent l’annulation, la dissolution, la suspension ou la constatation de l’impossibilité de l’élection.
Les membres d’un Conseil dissous ne peuvent être, à nouveau, candidats aux élections partielles locales qui suivent immédiatement la dissolution. Quant aux membres dont la démission a entraîné la dissolution du Conseil, ils ne peuvent être candidats aux élections générales locales qui suivent immédiatement cette sanction (article 43) ».
En réalité, aucun problème ne se pose pour le retour de Mangoua Jacques. Mais comme le Rhdp veut coûte que coûte contrôler la région du Gbêkê poumon et bastion indétrônable du Pdci-Rda, le régime mettra alors tout en œuvre pour organiser en janvier 2022, exceptionnellement pour cette région, des élections lieu. Les hommes de Ouattara sont déjà dans ce schéma. Ils sont d’ailleurs en campagne depuis, pour 2022 espérant gagner le Pdci-Rda et contrôler enfin la région du Gbêkê. C’est donc le vrai complot contre le président Mangoua Jacques et le Pdci-Rda qui se met en place avec la reconduction du mandat de la Délégation spéciale. Mais attention en politique, rien n’est gagné d’avance.
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