
Koné Kafana ressuscite les vieux démons avec l’UNG : « On sait comment nous sommes traités à partir de notre nom »
Le ministre d’Etat Gilbert Koné Kafana, maire de Yopougon, président du Comité ad’ hoc qui, jusque-là, s’est montré peu bavard sur le sujet, s’est fait fort de développer, en des termes très clairs, l’objectif du projet. « Nous entendons beaucoup de bruits concernant la création de notre Union. C’est une excellente chose. Les gens ont le droit de s’en inquiéter. Ce qui importe, ce n’est pas ce qu’ils veulent mais ce que nous voulons. D’aucuns disent que c’est de la haute politique, nous leur répondons qu’est-ce qui n’est pas politique ? Si certains pensent que nous sommes complexés, je pense qu’ils ont joué bidet. Le développement local ne peut se faire sans les enfants des régions.
Il y a des associations dans les régions, dans les villages, dans les sous-préfectures, dans les départements. Il y a l’Association du Grand centre. Ce n’est pas la première fois qu’on entend le mot Grand Centre. C’est nous qui devons penser d’abord le développement de nos régions. C’est nous qui devons agir pour le développement de nos régions. Lorsqu’on appartient à une région, il est normal qu’on s’intéresse au développement de la localité où on réside mais à une région à la laquelle vous êtes attachés, quoi de plus normal que vous apportiez votre contribution au développement au lieu de votre origine. Je crois que c’est légitime. Celui qui ignorerait ses origines, je crois que ce qu’il a comme connaissance, s’il ne peut pas faire bénéficier à ses origines, je crois que ce n’est pas juste » a-t-il laissé entendre.
Le premier magistrat de Yopougon ne s’arrête pas là, il poursuit pour inviter les enfants du Grand Nord qui croient au projet à ne pas rechigner mais s’armer de courage pour battre en brèche toutes les conjectures sur la mort prématurée de l’Union qui lui tient tant à cœur.
«L’histoire récente de votre pays sait quel est le traitement qui est réservé à partir de votre nom. Le traitement qui nous est réservé. Je pense qu’il ne faut pas se voiler la face, il est de notre intérêt de nous organiser pour accompagner l’Etat pour assurer le développement de nos régions. Notre souhait, c’est qu’au lieu de créer des associations de telle ou de telle région, c’est de créer une Association qui soit la plus étendue possible. Ce sont les raisons pour lesquelles, nous devons nous impliquer dans la création et surtout dans l’animation de cette structure qui va naître. Nous ne devons pas nous auto-flageller. Nous devons en être fiers. Nous devons assumer et je crois que c’est pour cela que vous êtes tous ici et je voudrais vous saluer pour cela » poursuit Koné Kafana.
La rencontre du Palais de la culture a mobilisé un peu plus de monde qu’aux précédentes réunions. La salle était pleine aux 2/3. Sauf que les inconditionnels de l’ex RDR, les pontes du Grand Nord et le ministre Kobénan Kouassi Adjoumani, "l’Eléphant du Gontougo", ont brillé par leur absence. Alors que l’invitation était élargie aux présidents d’Institutions ressortissants du Grand Nord, les ministres originaires du Grand Nord et de sa diaspora, les ministres-gouverneurs des Districts du Denguélé, des Savanes, du Woroba et du Zanzan, les présidents de Conseils régionaux des régions du Nord, les présidents de Commissions du Comité d’organisation de l’Ag Constitutive de l’UNG. Un doyen, originaire de la région du Gontougo, a été sollicité pour venir désavouer Adjoumani et ceux qui refusent d’accepter que cette région fait partie du septentrion ivoirien. El Hadj Lamine Ouattara, nonagénaire, dit que « Bondoukou fait partie bel et bien du Grand Nord ».
Il relève ensuite : « une polémique est suscitée, un professeur et un préfet hors-grade qui sont tous mes neveux, qui m’appellent tonton, osent dire aujourd’hui que Bondoukou ne fait pas partie du Grand Nord. C’est archifaux » soutient cet ancien maire de Bondoukou, ex médiateur du Zanzan et ancien cadre du Pdci-Rda. Il dit s’appuyer aussi sur un libre écrit en 1921 par le colon, intitulé « Le Noir du Grand Nord ». Ce vieillard a encore la mémoire très vive et il a retracé, avec éloquence, l’histoire qu’il sait de la Côte d’Ivoire, notamment celle du Nord. Vrai ou faux, seuls les historiens et d’autres sachants pourront le contredire.
Le ministre Saliou Touré, fils du Grand Nord, membre du Comité des sages de l’UGN, ajoutera, pour sa part, que la création de ce projet vise à « préserver et perpétuer les valeurs culturelles et ancestrales des régions du Grand Nord. Nos régions ont des traditions multiséculaires. Il s’agit de les renforcer. Il s’agit de renforcer la solidarité, les liens fraternels qui existent depuis des millénaires ». Des représentants de quelques régions sont déjà connus : Saliou Touré pour la Bagoué, Souleymane Koty pour le Denguélé, Koné Kafana pour le Poro, Ally Coulibaly pour le Hambol, Coulibaly Adma pour le Tchologo, Berthé Yaya pour le Worodougou, Sara Sacko pour le Bafing, etc.
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