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Côte d’Ivoire : « Le Gbêkê est le bastion de Guillaume Soro » (R-GPS)



Sym Salimata Diarrassouba, fraîchement promue vice-présidente du Rassemblement des Générations et peuples solidaires de Guillaume Soro, chargée du district de la Vallée du Bandama et responsables des femmes de Générations et peuples solidaires de la région de Gbêkê, s’est prêtée à nos questions.
Quelles sont vos priorités après votre nomination en tant que vice-présidente du R-GPS, chargée de la région du Gbêkê ? Quels sont les chantiers que vous comptez initier ?

Je vous remercie pour cette question. Mes priorités, c’est d’abord la cohésion sociale, la réconciliation des filles et fils de ce pays. Parce que, notre leader, Guillaume Kigbafori Soro, nous a toujours enseigné cela. Il n’a cessé de dire que tous les Ivoiriens, aujourd’hui, ont besoin de paix. Donc, ma priorité, ce sera vraiment la réconciliation que prône notre grand leader. Réconcilier tous les fils et filles qui sont sur cette terre ivoirienne.
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Pensez-vous que le soroïsme a des chances de percer dans cette région que le Rhdp dispute déjà âprement avec le Pdci dont c’est le bastion traditionnel ?

Je le dis, j’insiste et je persiste, le Gbêkê est le bastion de Guillaume Kigbafori Soro. Donc, c’est facile d’y enraciner le soroïsme, puisque c’est le bastion ; les bases sont déjà posées et nous ne ferons que réveiller la flamme. Oui, il faut reconnaître, qu’il fut un certain moment, dans notre vie politique ici dans le Gbêkê, les gens ont sciemment créé la peur. Mais aujourd’hui, doucement, les populations commencent à comprendre et à voir la réalité.

Comment allez-vous y prendre pour que les gens surmontent cette peur, quand on sait que l’horloge politique ne s’arrête pas, elle tourne pour tous, surtout pour vos adversaires également ?

Evidemment, nous allons nous atteler à travailler. D’ailleurs, c’est ce que nous recommande notre leader. En ce qui concerne le Gbêkê, nous allons œuvrer, faire en sorte que toute cette peur-là se dissipe de l’esprit de la population. S’il faut que nous fassions du porte-à-porte, nous allons le faire.Guillaume Soro répond à ceux qui annoncent sa ‘’ mort ‘’ politique : « Dieu n’a pas encore dit son dernier mot »

Et cela va se faire sans difficulté, puisque le courage est en train de prendre le dessus. J’ai mené une activité la semaine dernière (il y a quelques jours, ndlr) et j’ai enregistré la présence de nombreuses personnes. A ma grande surprise, nous avons noté de nombreux adhérents à GPS. Pourtant, parmi ces personnes qui ont effectué le déplacement afin de signer leur adhésion à GPS, il y en avait qui ne nous parlaient presque pas. C’est vous dire que GPS est dans le cœur des populations dans le Gbêkê.
Vous affichez une certaine sérénité, pourtant, on a l’impression que le soroïsme est en panne depuis le 23 juin dernier. Comment réveiller le mouvement, dans un contexte marqué par une certaine hostilité à l’égard des partisans de Guillaume Soro ?

C’est ce que j’ai dit tantôt. Instaurer la peur a été la stratégie qui avait été concoctée pour effrayer les gens ici dans le Gbêkê. Mais aujourd’hui, les populations, ici, sont en train de comprendre qu’elles ont été effrayées pour ne pas épouser la bonne cause. C’est pour cela que ces gens viennent massivement à nos cérémonies aujourd’hui. Nous enregistrons à chacune de nos activités des adhésions. Nous constatons donc que la peur est en train de s’enfuir et les gens reviennent. En ce qui nous concerne, nous allons davantage travailler afin que les populations du Gbêkê reprennent toute leur place à Génération et peuples solidaires.
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Je suis favorable. Ecoutez, les populations ivoiriennes ont toujours été pour la paix. Donc, je suis favorable à la réconciliation. Ce que nous, nous allons faire, c’est de parler de paix, de cohésion sociale. Pendant nos sorties, tout comme lors de nos activités, nous allons toujours et toujours parler de cohésion sociale. Comme je vous l’ai dit, ici, c’est le bastion de Soro. Et Guillaume Soro déjà, c’est l’esprit de paix, de pardon de réconciliation sociale.

Avec Guillaume Soro, il n’y a pas de fils du nord, fils du sud, fils de l’ouest, fils de l’est, ni fils du centre. Pour le Président de GPS, il n’y a que des filles et fils de Côte d’Ivoire. Il faut reconnaître que les gens sont fatigués. Le peuple ivoirien veut la paix. L’Ivoirien a été élevé dans cet esprit de paix. Nous ne sommes pas des bagarreurs.

Mais ce qui devait arriver est arrivé. Nous devons définitivement tourner la page. Mais nous, nous sommes sereins, doucement, doucement, les choses sont en train de reprendre leur droit au niveau du soroïsme. Les gens ont voulu installer une peur, mais vous savez, les gens sont ce qu’ils sont et les choses rentreront dans l’ordre et les choses sont en train de rentrer dans l’ordre.
Vous dites que les choses rentreront dans l’ordre, pourtant il y toujours et encore des prisonniers politiques, des exilés. De quel ordre parlez-vous ?Côte d’Ivoire : Comment Soul To Soul a refusé un poste dans une ambassade s’il se séparait de Soro

Justement, que Guillaume Kigbafori Soro rentre au pays, avec lui tout ceux qui sont en exil rejoignent leur pays. Que tous nos leaders qui sont en prison soient libérés. Nous, à notre niveau, comme je l’ai dit au début, nous allons parler de cohésion sociale, de pardon, de réconciliation afin que tous les fils de ce pays qui est la Côte d’Ivoire, se retrouvent.

Vous savez, Guillaume Soro nous a toujours enseignés qu’il faut être réconciliés et c’est ce que nous allons faire à travers la haute responsabilité qu’il a bien voulu nous confier dans le Gbêkê pour le compte de Génération et peuples solidaires. Nous allons mener ce travail pour accompagner Guillaume Kigbafori Soro jusqu’au fauteuil présidentiel.

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