
Deux ans après son retour manqué à Abidjan : « Soro reste une force de résistance » au RHDP (Générations Nouvelles)
On le donnait pour mort politiquement depuis qu’il a rompu les amarres avec le pouvoir Ouattara et surtout depuis son retour manqué à Abidjan le 23 décembre 2019. Mais deux ans après cet épisode qui marque un tournant dans la politique ivoirienne de ces 20 dernières années, Guillaume Soro continue de demeurer un acteur qui compte dans le microcosme politique ivoirien.
Signe s’il en faut de cette vitalité, le mouvement, Générations et peuples solidaires (GPS) de l’ancien président de l’Assemblée nationale, continue de recruter, en dépit de sa dissolution prononcée le 23 juin 2021, consécutivement à la condamnation à la prison à vie de l’ex-Premier ministre, en son absence, par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Pour lui, en dépit de la répression qui continue de s’abattre sur ses partisans, le plus importante reste de maintenir le cap avec son mouvement. En trois années d’existence et en dépit qu’il est privé de son siège depuis deux ans, GPS compte plus de 400 000 adhérents.
« Les adhésions continuent de se faire sur notre plateforme et, au lieu de décourager les Ivoiriens, les intimidations dont nous ses partisans sommes victimes contribuent au contraire à faire adhérer de nombreux compatriotes à la cause de l’ancien président de l’Assemblée nationale », se réjouit ce mardi 21 décembre 2021 Ahmed Coulibaly, un fidèle partisan du président de GPS. « C’est cela le vrai poids de Guillaume Soro sur la scène politique ivoirienne. Avec un tel nombre d’adhérents à GPS, personne ne peut l’écarter indéfiniment de la scène politique. Un jour ou l’autre, il va falloir le réintégrer dans le jeu politique par la grande porte », se persuade Ahmed qui ne tarit pas d’éloge à l’égard de son leader.
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Guillaume Soro qui sait le prix que représente désormais son instrument politique, a décidé de ne lésiner sur rien pour le maintenir en éveil sur le terrain. En attendant la fusion des mouvements et partis affiliés à GPS, stoppée par la décision du 23 juin 2021, il a demandé en septembre derniers aux animateurs du mouvement de ne pas baissé les bras. Mieux, pour épauler ceux-ci dans le maintient de la flamme militante chez ses partisans, l’ancien député de Ferké n’hésite pas quand il le faut, à s’adresser directement aux adhérents de GPS et plus globalement aux Ivoiriens. Une démarche qui réduit parfois la barrière de la distance.
« Il m’a été rapporté que plusieurs parmi les potentiels successeurs ou candidats à l’élection présidentielle de 2025 se réjouissent du fait que Monsieur Alassane Ouattara me retienne en exil pour leur bonheur. Pourtant, Dieu n’a pas encore dit son dernier mot ! Le malheur des uns, dit-on, fait le bonheur des autres. Mais qui sait le bonheur qui se cache derrière un malheur, et qui sait le malheur qui se cache derrière un bonheur ? Le propre des esprits superficiels, c’est d’aller trop vite en besogne, confondant vitesse et précipitation. La politique est une course de fond et bien des prétentions finissent par être coiffées au poteau. Dieu n’a pas dit son dernier mot.
Qui vivra verra », at-il réagi le 6 août dernier via les réseaux sociaux, rassurant du coup ses partisans et semant quelques doutes dans les esprits des militants du Rhdp. « C’est parce qu’il instrumentalise la justice et à régner par la force que le régime Rhdp est jusque-là parvenu à le contraindre à l’exil. Mais, le président Ouattara et ses partisans pourront-ils régner tout le temps ainsi ? Je crois que non. Les décès à huit mois d’intervalles des Premiers ministres Amadou Gon Coulibaly et Hamed Bakayoko sont sans doute des signaux que le bon Dieu envoie au président Ouattara, espérons qu’il saura tirer des leçons de cette situation que nous connaissons depuis plus de deux ans », ajoute Ali Yéo, un partisan indécrottable de Guillaume Soro.
Pour lui, « dans ce rapport de force entre M. Ouattara et celui qu’il qualifie de ‘’fils rebelle’’, certes ce dernier a perdu quelques plumes, notamment du fait qu’il est tenu éloigné du pays mais, en vérité, celui dont l’honneur et l’honorabilité ont pris un coup, c’est bel et bien le chef de l’Etat. En deux temps, trois mouvements, il pensait mettre au pas Guillaume Soro. Combien d’actions le gouvernement a-t-il initié à ce jour, rien que pour faire arrêter le président Soro et le rapatrier au pays pieds et mains liés, sans succès ? Mais plus de deux ans après, qui a vraiment perdu quoi ? Il est vrai qu’il est toujours au pouvoir mais, le président Alassane Ouattara n’a-t-il pas véritablement perdu davantage de plus que son ‘’fils rebelle’’ ? », s’interroge Ali Yéo.
« La meilleure porte de sortie pour le chef de l’Etat, c’est de se réconcilier avec le président Soro. Il le peut, il le doit », suggère cet interlocuteur. Pour rappel, après avoir refusé d’adhérer de force au Rhdp en début 2019, l’ancien président de l’Assemblée nationale avait d’abord pris ses quartiers au Nord du pays, pour toucher du doigt les réalités des populations de cette partie du pays. Par la suite, il s’était envolé en Europe, à la rencontre des Ivoiriens de la diaspora. C’est de là-bas que Guillaume Soro dévoile son ambition de briguer la Présidence de la République, à l’occasion de la présidentielle d’octobre 2020. Il n’en fallait pas plus pour que le Rhdp resserre davantage l’étau autour de lui.
Au terme de son séjour européen, son retour au pays le 23 décembre 2019 tourne au désastre. L’avion le transportant est contraint de rebrousser chemin. Dans la foulée, ses proches sont réprimés, mis aux arrêts. La direction de son mouvement est quasiment décapitée. Car le régime Ouattara accuse vertement l’ex-député de Ferké de manœuvres subversives. Consécutivement à ces accusations, l’ancien président de l’Assemblée nationale fait l’objet de plusieurs procédures qui débouchent, en avril 2021 à une première condamnation à 20 ans de prison puis en juin de la même année à la condamnation à la prison à vie, assortie de la dissolution de GPS.
Soro
Et dans cette épreuve, face aux proches qui se lamentent, face à l’envie qui les ronge de revoir leur frère, ancien député de Ferké, Guillaume Soro reste droit dans ses souliers. « Toute grande œuvre est précédée voire accompagnée de grandes épreuves. J’assume mon destin et mon exil tels que prescrits par Dieu sans pleurnicherie, ni gémissements mais avec stoïcisme et foi », reste-il convaincu.
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