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Fin de formation au CAFOP, Concours d'entrée, licenciement à Frat Mat .... Pourquoi sous Ouattara des pratiques persistent et se développent ?



Pour la première fois de son histoire, le quotidien pro-gouvernemental est au creux de la vague à tel point que son Directeur Général, la main glissant sur le gouvernail de cette galère, a décidé de jeter à l'eau certains de ses compagnons de voyage. Sur fond d'accusation de mauvaise gestion d'un coté et de trahison de l'autre. Le ministère s'en est mêlé et l'on croyait la tempête calmée quand Venance Konan a jailli avec son sabre rédempteur. Les têtes tombent sans que, par enchantement, le ministère de la Communication, qui avait pourtant joué le jeu de la diplomatie, n'intervienne. Ça donne à réfléchir. Malheureusement, c'est sous le pouvoir du Président Alassane Ouattara que cette situation, inédite depuis 1964, survient.
Les résultats du concours d'entrée dans les centres d'animation et de formation pédagogique (CAFOP) pour 2014, sont tombés les jours derniers. Les candidats qui ne sont pas admissibles se plaignent d'un changement de liste final. Ici, l'on dirait qu'ils jouent aux mauvais perdants si des voix en interne au sein du ministère ne donnaient pas du sel à l'argument. Ainsi, des soupçons de manipulation des listes au détriment souvent des candidats, issus de familles pauvres et sans parrain ont cours. Pourtant, l'on avait espéré en un changement autour de l'organisation des concours directs d'accès à des cycles de formation. Mais, encore ici, malheureusement, sous le pouvoir de Ouattara, des petits malins poursuivent leur sale besogne de racket et de manipulation des listes. Des listes de protégés et encore des protégés pour obtenir le résultat de la médiocrité dans les écoles primaires. Faut-il s'en émouvoir ? Oui car il y va du lendemain de ce pays qui se joue devant nos yeux. Sous Gbagbo, le recrutement par paiement était érigé en règle, il fallait chercher des millions ou des centaines de milliers de FCFA, espérer tomber sur la bonne personne au ministère de l'Intérieur, à la police ou a la gendarmerie ou au ministère de la Fonction publique ou encore à l'Education nationale pour retrouver le sourire. Résultat, un agent de police a qui l'on dicte un texte à écrire dans le registre. « Accords, le pluriel, les accents » tout y passe. La scène se déroule au commissariat de SOKOURA à Bouaké. Ils sont nombreux dans les commissariats, les écoles primaires et lycées, dans l'administration qui n'attendent que la fin du mois pour retrouver le sens de leur présence sur la liste des fonctionnaires.
Toujours au ministère de l'Education Nationale, précisément dans les CAFOP, une stagiaire a confié à lebanco.net que leur directeur leur a conseillé de se préparer à être « des moutons pédagogiques ». C'est cette propension que les inspecteurs de l'enseignement primaire, qui coucheraient avec les jeunes filles en quête de places dans les villes, ont de racketter les jeunes stagiaires sortis des Cafop. En clair, le stagiaire est tenu d'aller, sans salaire, trouver de l'argent à remettre a cet inspecteur et a son conseiller afin d'être titularisé. Et la pratique est devenue une coutume jamais dénoncée par une voix officielle. Et dire que ce sont des enseignants du secondaire ou autre qui passent le concours de l'ENS pour devenir IEP, une élévation professionnelle avec ce que cela comporte comme avantage lié. Mais, apparemment cela ne suffit pas. Entre droit de cuissage et racket financier, le mouton pédagogique s'impose aux stagiaires et a la sortie des promotions, les directeurs les préparent psychologiquement à passer a la caisse. Comme pour dire que même le ministre ou le Président n'y peuvent rien. Malheureusement, cette pratique a toujours cours sous le pouvoir de Ouattara. Cette année, je me suis juré de suivre ce mouton pour voir son engraissement. Les bénéficiaires de sa viande dodue nous situeront sur son goût !

Adam's Régis Souaga

 

 

 

Source lebanco.net



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