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Le rapport conjoint (FIDH, LIDHO et MIDH) fait tomber des têtes: Voici le complice d'Amadé Ourémi !



Selon le rapport, l'arrestation et l'inculpation en mai 2013, d'Amadé Ouérémi, avaient représenté une avancée significative dans la procédure car elles constituaient ‘'la première mise en cause d'un élément'' proche des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

‘' Les enquêtes menées par la FIDH, le MIDH et la LIDHO ont permis de déterminer qu'au cours de l'attaque de la ville, les populations ont été ciblées et des centaines de civils ont été massacrés, particulièrement, au quartier +Carrefour+'', souligne le document.

Pourtant, déplorent les organisations de défense des droits humains, 18 mois après son "arrestation et son interrogatoire'', sur le fond, le 27 juin 2013 par le juge Losséni Cissé, ‘' les informations'' transmises par Amadé Ouérémi n'ont pas toujours été utilement exploitées.

Exploitant les informations recueillies, la FIDH explique dans le rapport que M. Ouérémi s'est expliqué sur le fonctionnement du ‘' groupe armé'' de 126 éléments qu'il dirigeait mais, également, sur ‘' les consignes'' qu'il recevait de la part de la hiérarchie des FRCI, pour la prise de Duékoué.

Le rapport, sur la base des informations données par Amadé Ouérémi, cite le lieutenant Coulibaly, précédemment commandant de la ville de Kouibly (614 km à l'ouest), aujourd'hui responsable militaire de la zone de Tabou (474 km au sud-ouest) comme étant le ‘' contact'' de M. Ouérémi qui l'a ‘' sollicité'' pour combattre à Duékoué.

Nous vous proposons un extrait du rapport:

"Amadé Ouérémi était un supplétif des FRCI, qui a joué un rôle actif notamment dans la prise de Duékoué, le 29 mars 2011. Les enquêtes menées par la FIDH, le MIDH et la LIDHO ont permis de déterminer que, au cours de l’attaque de la ville, les populations ont été ciblées et des centaines de civils ont été massacrés40, particulièrement au quartier « Carrefour ».
Pourtant, dix-huit mois après son arrestation et son interrogatoire sur le fond réalisé le 27 juin 2013 par le juge Losséni Cissé, les informations transmises par Amadé Ouérémi n’ont toujours pas été utilement exploitées. En effet, selon les informations recueilies par la FIDH, M. Ouérémi s’est expliqué sur le fonctionnement du groupe armé qu’il dirigeait, composé de 126 éléments, mais aussi sur les consignes qu’il recevait de la part de la hiérarchie FRCI, notamment pour la prise de Duékoué. Le lieutenant Coulibaly, ancien commandant de la ville de Kouibly et aujourd’hui responsable de la zone de Tabou, était ainsi son contact et l’a sollicité pour combattre à Duékoué. Selon Ouérémi, le lieutenant Coulibaly lui a ainsi livré des armes de guerre utilisées pour la prise de Duékoué sur instruction du commandant Losséni Fofana dit ‘Loss’, tout comme les tenues militaires utilisées qui provenaient de la ville de Man, où était basé ce dernier. Sur le terrain, Ouérémi se battait aux côtés du lieutenant Traore Dramane, alors responsable de la ville de Bangolo, et du lieutenant Koné Nadia, sous les ordres directs du commandant Losséni Fofana, qui était responsable de la zone au moment de la crise et qui dirige désormais la Brigade de sécurisation de l’Ouest (BSO)."

Pour la FIDH, le MIDH et la LIDHO, ces informations tirées de l'interrogatoire d'Amadé Ouérémi ‘'devraient amener les personnes suspectées à venir s'expliquer devant la justice et donner leur version des faits''.

Afin que l'instruction puisse tirer toutes les conséquences des déclarations de M. Ouérémi devant la justice, lesdites organisations ont sollicité le 13 juin 2014, que soient ‘' réalisés des actes d'enquête visant à corroborer les déclarations d'Amadé Ouérémi'' et de procéder à ‘' l'audition et le cas échéant à l'inculpation des personnes qu'il mettait en cause'', indique le texte.

Le rapport que leurs auteurs remettront aux autorités ivoiriennes ‘' aujourd'hui'' souligne que cet exemple et bien d'autres, illustrent les ‘' difficultés'' et les ‘' faiblesses'' de la justice ivoirienne à mener des enquêtes concernant les éléments FRCI.

Amadé Ouérémi, de nationalité burkinabé, était un supplétif des FRCI qui a joué un rôle actif dans la ‘' prise ‘' de DuéKoué (457 km à l'ouest), le 29 mars 2011.

Source APA



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