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Les anciens membres de la FESCI s’activent : "Il est temps de prendre nos responsabilités"



«La FESCI n’a jamais été violente, mais a été doublement victime de la violence d’Etat et en son sein.  La FESCI a fait l’objet de la violence de l’Etat, de la répression, de l’intoxication, de la division de ses membres, des manœuvres pour la décapiter, qui ont conduit à des affrontements à mort.

On a appliqué la violence à la FESCI, mais l’Etat s’est arrangé avec des moyens colossaux et medias d’Etat de l’époque qui étaient les seuls médias, pour imputer cette violence subie, à la FESCI.

Nous pensons qu’il est temps de montrer le vrai visage de la FESCI aujourd’hui. Car la FESCI a été à la pointe de la démocratie en Côte d’Ivoire. Beaucoup de nos amis ont laissé leur vie pour la démocratie. Nous avons acquis la démocratie. Nous revenons pour continuer le travail. Mais nous venons aussi pour demander pardon si jamais nous avons offensé quelqu’un.

Il nous faut renouer avec la politique de la non violence qui a été notre credo, ainsi que la promotion de la démocratie et des Droits de l’Homme. Il nous faut une chaîne de solidarité autour de tous ces jeunes qui  ont  été chassés de l’école à cause de la FESCI et qui sont là aujourd’hui  et qui ne font rien…», explique le président du comité ad’ hoc Eugène Djué.

«Par cette amicale, nous entendons créer un cadre de retrouvaille, de réflexion et d’échanges. Rétablir et consolider la chaîne de solidarité de fraternité entre les membres de la FESCI. Nous voulons remettre toute une génération de 1990 en action pour la démocratie, car notre lutte a été mal comprise par l’opinion et même par certains des nôtres.

Tous les anciens ceux qui ont lancé l’idée sont les anciens de la diaspora suite au décès d’un ancien en Europe. Les anciens secrétaires généraux sont tous unanimes pour cette amicale ; je veux citer Martial Ahipeaud, Blé Guirao, Soro Guillaume et certaines figures telles Konaté Sidicki, Karamoko Yayoyoro….

C’est dire que tout le monde est conscient que nous devons nous retrouver pour prendre la place qui est la nôtre dans la construction de la nouvelle Côte d’Ivoire. Nous ne roulons pour personne mais pour nous-mêmes. A cet âge, quand est-ce que nous seront nous-mêmes ? Pourquoi Djué doit-il rouler pour quelqu’un aujourd’hui ? Aujourd’hui nos divergences sont un atout pour notre amicale des anciens de la FESCI », note Eugène Djué.

Et de préciser :

«Gbagbo n’a pas créé la FESCI et nous ne recevions pas d’instructions de lui. Aujourd’hui il n’est plus là, donc nous invitons tous ceux qui soutenaient cette version des faits à venir témoigner avec des preuves. Il n’est plus là donc il n’y a pas de crainte à se lever et à le dire…».

Selon  lui en ce qui concerne la mobilisation des anciens pour le 17 février pour l’assemblée élective il n’y a de crainte «car lorsque nous créions la FESCI, nous n’étions que 35 personnes à l’AG constitutive. Mais nous avons vu la suite. Un puissant  mouvement démocratique. Donc les anciens de la FESCI viendront après se joindre à nous… Nous ne venons pas pour servir une cause, sinon la démocratie. Il est temps de prendre  nos responsabilités. La lutte n’est pas terminée

H.MAKRE



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